Journée mondiale contre le cancer : au CHU de Toulouse, une dynamique de recherche forte au service des patients

625863636_1356635236500570_1947045025171074331_nPorté par le Pr Christian Récher, hématologue au CHU de Toulouse sur le site de l’Oncopole, l’essai clinique Backbone InterGroup (BIG)-2 ambitionne de personnaliser les traitements et d’optimiser le pronostic des patients de 18 à 60 ans atteints de leucémies aiguës myéloïdes (LAM). Cette étude bénéficie d’un financement de 1 991 000 € de la Direction Générale de l’Offre de Soins dans le cadre de l’appel à projets « Programme Hospitalier de Recherche Clinique en Cancérologie – PHRC-K 2025 » de l’INCa. Cette nouvelle reconnaissance nationale s’inscrit dans la dynamique de recherche du CHU de Toulouse et témoigne de l’excellence de ses équipes.

Rendre visible l’invisible : détecter les cellules cancéreuses après traitement

La leucémie aiguë myéloïde est la plus fréquente des leucémies aiguës de l’adulte. En France, environ 3000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année chez l’adulte. Avec des traitements adaptés, environ 1 patient sur 2 peut être guéri.

Depuis plusieurs décennies, le traitement des leucémies aiguës myéloïdes repose principalement sur la chimiothérapie intensive (consiste à doser plus fortement les médicaments que lors d’une chimiothérapie classique), parfois associée à une allogreffe de cellules souches hématopoïétiques (cellules qui donnent naissance à toutes les cellules du sang). Malgré l’émergence de nouvelles avancées thérapeutiques ciblées pour certains sous-groupes génétiques, les progrès restent limités pour une grande partie des patients.

Le programme (BIG)-2 s’appuie sur des outils d’analyse très précis (séquençage à haut débit et cytométrie de flux multiparamétrique), pour la maladie résiduelle mesurable]. Concrètement, il permet de repérer des traces infimes de la maladie après le traitement, même quand elle n’est plus visible avec les examens classiques.

Cette approche permet :

  • d’évaluer la réponse thérapeutique,
  • d’anticiper les rechutes infra-cliniques,
  • de guider les décisions médicales.

(BIG)-2 poursuit l’ambition de l’essai (BIG)-1 en intégrant de nouvelles thérapies, telles que le quizartinib pour les mutations FLT3-ITD et le venetoclax pour les patients qui réagissent mal au premier traitement.

La création d’une base de données et d’une biobanque nationale permettra également aux chercheurs d’explorer de nouvelles pistes scientifiques et de renforcer la médecine personnalisée pour les patients atteints de LAM.

« L’analyse de la maladie résiduelle mesurable représente un véritable changement de paradigme dans la prise en charge des leucémies aiguës myéloïdes. Elle nous permet d’adapter les traitements au plus près du risque individuel de chaque patient, avec l’objectif d’améliorer durablement leur pronostic. » Pr Christian Récher, hématologue

https://www.chu-toulouse.fr/journee-mondiale-contre-le-cancer-au-chu-de-toulouse-une-dynamique-de-recherche